Son nom prête à sourire : bahla signifie « la simplette », « la rustique ». Et c’est vrai que la ghoriba bahla n’a l’air de rien — un petit dôme beige, fendillé sur le dessus. Mais dès la première bouchée, elle fond et s’effrite à la fois, sablée comme aucune autre. C’est la reine discrète du plateau de thé.
Le secret est dans la fissure
Une ghoriba réussie se reconnaît à ses craquelures, ces jolies fentes qui s’ouvrent à la cuisson. Elles ne s’obtiennent ni par hasard ni en travaillant trop la pâte : au contraire, plus on la manipule, plus la ghoriba devient dure. Douceur et repos sont les maîtres mots.
Les ingrédients
500 g di farina
200 g de sucre glace
150 ml d’huile (ou moitié huile, moitié beurre fondu)
1 sachet de levure chimique
Graines de sésame torréfiées, un peu de cannelle
La préparation
Mélangez du bout des doigts la farine, le sucre, la levure et la cannelle, puis incorporez l’huile peu à peu jusqu’à former une pâte souple, sans la pétrir.
Laissez-la reposer une trentaine de minutes.
Façonnez des boules, roulez-les dans le sésame et aplatissez-les légèrement sur la plaque, bien espacées.
Enfournez à 170 °C une quinzaine de minutes : les ghoriba doivent rester claires et se fendiller sur le dessus.
Si elles ne se fissurent pas
C’est souvent que la pâte a été trop travaillée ou qu’elle manque de matière grasse. La prochaine fois, allégez la main et laissez le repos faire son œuvre. Servez ces sablés avec un thé à la menthe ; ils complètent idéalement un plateau aux côtés des cornes de gazelle à la pâte d’amande.